
Il fonctionne. C'est aussi l'actif qui cause le plus d'abandons — presque toujours parce qu'on a commencé trop fort, trop vite.
Le rétinol est un dérivé de la vitamine A. Appliqué sur la peau, il accélère le renouvellement des cellules de surface et stimule la production de collagène — la protéine qui donne à la peau sa fermeté.
C'est l'un des actifs les plus étudiés en soin de la peau. Ce n'est pas une nouveauté ni une mode.
Le rétinol agit sur les taches, la texture et le relâchement — trois préoccupations fréquentes des peaux riches en mélanine. Mais une peau mélanisée irritée peut laisser une marque pigmentée durable. Le risque n'est pas l'irritation, c'est ce qu'elle laisse derrière.
D'où la règle qui gouverne tout le reste : on va lentement, et c'est la méthode, pas une précaution excessive.
Le rétinol se dégrade à la lumière et augmente la sensibilité au soleil. Et surtout : entre 23 h et 4 h, la production de collagène atteint son pic selon le rythme circadien de la peau. On applique donc l'actif au moment où la peau travaille le plus.
La concentration la plus basse, le soir, sur peau bien sèche. L'humidité augmente la pénétration et l'irritation.
Seulement si aucune irritation ne persiste. Sinon, on reste au mois 1 aussi longtemps qu'il faut.
Vers 0,5 % si la peau suit. Sinon on garde ce qui marche — il n'y a pas de prix à monter plus haut.
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La fourchette complète va de 0,025 % à 0,5 %, sur environ trois mois.
Une alternance fonctionne : rétinol les nuits paires, exfoliant les nuits impaires.
Écran solaire le matin, sans exception. Le rétinol augmente la sensibilité au soleil — sans protection, on annule le bénéfice.
Le rétinol et les dérivés de vitamine A sont contre-indiqués pendant la grossesse et l'allaitement. Les AHA et BHA à forte concentration également.
Ce ne sont pas des étapes obligées. Ce sont des signaux d'aller moins vite.